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Les projets du décor du Panthéon aux enchères

Le 23 janvier 2024 seront présentés sous le marteau de Diem Crenais et de Cristina Mouraut, commissaires-priseurs, des dessins préparatoires du peintre Théodore-Pierre Nicolas MAILLOT (Paris 1826-1888) réalisés pour le décor intérieur de l’église Sainte-Geneviève à Paris devenue le Panthéon.

De l’église Sainte Geneviève au Panthéon

Pour remercier Sainte Geneviève d’une guérison, le roi Louis XVI promet aux religieux de l’abbaye, située sur la montagne Sainte Geneviève, de faire reconstruire l’église disparue qui était dédiée à la sainte patronne de Paris. En 1764, Louis XVI pose la première pierre de l’édifice imaginé par Jacques-Germain Soufflot. A la Révolution, l’édifice prend le rôle de nécropole nationale en accueillant Mirabeau, et durant tout le XIXe siècle, le bâtiment oscillera entre les rôles d’église et de Panthéon. En 1885 avec les funérailles de Victor Hugo, il restera définitivement Panthéon.

Le Panthéon vu depuis la rue Soufflot et vue intérieur du Panthéon à la fin du XVIIIe siècle

La commande de 1874 pour décorer le bâtiment

Sous la IIIe République, une commande nationale est organisée pour décorer le bâtiment sur le thème de la vie de Sainte Geneviève et l’histoire de France. Théodore-Pierre Nicolas Maillot qui avait déjà décoré vers 1860 la chapelle Saint-Marcel à Notre-Dame de Paris se voit confier par Philippe de Chennevières un des décors.

En 1876, il présente au Salon un de ses projets pour le décor de Sainte-Geneviève, la Procession de la châsse de sainte Geneviève à Paris. Les quatre grands panneaux verticaux, surmontés de quatre caissons à fond doré (comme pour le décor de Puvis de Chavannes), sont consacrés aux miracles de sainte Geneviève : les deux panneaux de gauche représentent la Procession de la châsse de sainte Geneviève à Paris, organisée à Paris le 12 janvier 1496 pour faire cesser les pluies et les inondations qui menacent la capitale ; les deux panneaux de droite illustrent la guérison par les reliques de la sainte du « mal des ardents » qui ravagea Paris en 1130. Son décor ne sera mis en place qu’après sa mort en 1888. Il obtient parallèlement une commande pour orner la coupole du Grand Salon de l’Hôtel de la Légion d’Honneur, ouvrage réalisé en 1877.

Lot 18 et la réalisation finale au Panthéon : Théodore-Pierre Nicolas MAILLOT (Paris 1826-1888) Étude pour la guérison par les reliques de sainte Geneviève du Mal des Ardents en 1130, décor pour l’église Sainte-Geneviève, devenue le Panthéon, 1876
Crayon noir et rehauts de craie blanche sur papier bleu

Des dessins inédits mis en vente aux enchères

Ces esquisses pour le Panthéon proviennent directement de l’atelier de Maillot. D’autres projets comme celui du plafond du Grand Salon de l’hôtel de Salm, actuel musée de la Légion d’Honneur à Paris ou celui du théâtre lyrique (décor détruit) seront également présentés dans la vente. Quelques dessins XVIIIe et XIXe siècle ainsi qu’une collection de moulages d’intailles et camées antiques provenant de l’atelier de l’artiste compléteront cet ensemble.

Lot 17 : Théodore-Pierre Nicolas MAILLOT (Paris 1826-1888) 
Projet de plafond pour le théâtre lyrique, 1874, devenu théâtre de la Ville de Paris
Aquarelle gouachée, plume et encre noire, sur traits de crayon noir

Lot 16 : Théodore-Pierre Nicolas MAILLOT (Paris 1826-1888) Projet de plafond pour la coupole du grand salon de l’hôtel de Salm, Hôtel de la Légion d’Honneur : Napoléon Ier entouré de grands personnages de l’Empire
Crayon noir et rehauts de craie blanche sur papier bleu passé, contrecollé

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Expert : Cabinet De BAYSER

Crédits photo CMN et Laetitia Striffling

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