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L’univers du graveur Abram Krol (1919-2001)

Nous disperserons la 24 octobre prochain dans le quartier de Drouot une collection d’estampes et de livres illustrés par l’artiste d’origine polonaise Abram Krol (1919-2001) arrivé en France en 1938 pour devenir ingénieur civil. Découverte d’un peintre et graveur méconnu que rien ne prédestinait à devenir artiste.

Un peintre du dimanche

Deux ans après son arrivée en France, Krol s’engage dans la Légion Etrangère au moment de la déclaration de la guerre. Après avoir été démobilisé, il travaille en tant que manœuvre et nettoie des gazogènes dans un garage, emploi particulièrement pénible.

L’art pour Krol ne fut pas une vocation, mais un moyen d’échapper à son quotidien. Las des garages, Il cherche à se faire engager auprès d’un ébéniste, qui finalement l’incite à suivre des cours à l’école des Beaux-Arts d’Avignon. Il cumulera son travail dans des garages pour subsister et s’épanouira aux Beaux-Arts. Il se décrira lui-même comme « un peintre du dimanche ». Pendant l’Occupation allemande il échappe à une rafle et décide donc de se cacher à Paris sous une fausse identité. Il apprendra plus tard, que ses parents n’eurent pas cette chance et furent exterminés par les Nazis.

Le choix de la gravure

En 1944, à la fin de la guerre, Krol pense à reprendre ses études d’ingénieur civil mais comprend rapidement que ce n’est pas voie. Il fait la connaissance de Joseph Hecht (1891-1951), artiste juif polonais comme lui, reconnu comme l’un des grands maîtres du burin et spécialiste des sujets animaliers. Krol sera marqué par l’exigence morale et esthétique de son aîné et l’on observe l’importance du trait dans toutes ses compositions. Cependant il s’inventera son propre univers graphique avec des sujets en camaïeu de couleurs où l’on retrouve l’animal et la figure humaine stylisée et simplifiée mais jamais d’abstraction. Il illustra la littérature contemporaine et classique comme la tragédie de Racine Athalie.

Cinq de ses œuvres furent acquises par l’Etat en 1959 et en 1963, à l’initiative de l’Inspecteur des Beaux-Arts Raymond Cogniat qui en louait la « technique originale » et le « style hiératique ». Une dizaine de ses oeuvres gravées sont à voir et à s’offrir dans notre prochaine vente aux enchères.

Vente du 24 octobre 2019 à La Salle 20 rue Drouot Paris 9e

Expositions publiques : mercredi 23 octobre 2019 11h-18h / jeudi 24 octobre 2019 11h-12h

Catalogue de la vente ICI

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